Vendredi 16 mai 2008


Ce soir, à l’ombre des cyprès, sous la brise,

J’attends sans fin un couchant qui s’éternise.

Pensive, adossée à la pierre rugueuse,

Encore tiédie par les heures chaleureuses,

 

J’hume l’air odorant du sous-bois, me régale

Des parfums enivrants que la terre exhale,

Des foins fraîchement volés aux pâtures,

Et m’emplis des merveilles de la nature.

 

J’admire les nuances déclinant au lointain,

Fondues en un tout harmonieux et incertain,

Ciel, terre et tout être à l’horizon distant,

A portée de main un fugace instant.

 

Les derniers volets me saluent d’un battement,

Je reste seule, silencieuse, savourant

La nuit pleinement ouverte à ma conscience

Sans heurts, ni peines, ni la moindre violence.

 

 

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : L'âme du poète
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Jeudi 8 mai 2008

Seul, au gré de ses passions, il va gravissant,

Il arpente les versants au soleil levant,

Se construit un abri au soleil déclinant,

Sans jamais s’arrêter, toutes pensées cessant.

 

Sa vie s’étire infinie et solitaire,

Où la splendeur d’un horizon éphémère,

Compense la compagne, femme et mère.

Ne reste que le silence de l’homme, amer.

 

Ces terribles et vains défis qu’il affronte,

Toujours plus haut, encore plus loin, la honte

De lui-même, de n’avoir pas su conquérir

Cette autre pour qui il aurait voulu mourir.

 

Seule, la rencontre à nouveau se présente,

Pareille à lui, volontaire et exigeante,

Ultime secours à sa funeste pente,

Sublime recours que la femme aimante.

 

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Jeudi 8 mai 2008
Quand les enfants ont le droit de voler!
Par Shaliane - Publié dans : Photos z'à voir - Communauté : Inspirations poétiques
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Dimanche 4 mai 2008

 

 

Il y a quelques temps, je perdis mon frère,

Conjoncture complexe d’un passé doux-amer.

Et bien que possédant de fort grands talents,

Il se brûla aux étoiles du firmament.

 

Le temps a passé et nous courrons toujours…

Qu’au bleu du ciel ou de la mer, on s’adresse,

Comme à de vieux souvenirs qu’on caresse,

Qui d’autre que nous viendra nous porter secours ?

 

Quand sur mon chemin, je ne pourrai avancer,

Qu’au moyen de mes pieds ou mes souliers usés,

Alors sans doute,  il me viendra quelques regrets,

De cette terre sacrifiée, que je ne méritais.

 

Sans refaire le monde, le rendre meilleur,

A l’image d’une morale et d’une paix intérieure.

Se laisser guider par nos idéaux bannis,

Se réveiller de cette longue torpeur, grandis.

 

 

 

 

 

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : Partage
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Mardi 29 avril 2008

Poésie printanière

 

Ca y est ! Fin de l’hiver ! Le mail est au vert.

Finies : «  une maille à l’endroit, une maille à l’envers »,

En un rien de temps, Zip ! En un éclair,

Mon jardin s’habille de sublimes lumières.

 

Allée de tilleuls, façon douceur de feuilles,

Gravillon crissant comme de délicieux croquants

Gazouillis d’oisillons pépiant pétillants,

Je jubile de cette floraison sur mes papilles.

 

Partout des promesses bourgeonnant avec délice,

Tiges vertes et tendues parées à ployer,

Sous une débauche de pétales et de calices,

 

Même les échoppes appellent à se dévêtir,

Les ruelles s’emplissent des parfums du marché,

Beaugency s’éveille et s’étire avec plaisir…

 

 

 

 

 
 

 
 

 
 

 

 

 

 

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : Partage
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Mardi 29 avril 2008

La main est douce, le geste tendre,

Mais la parole est ferme, le regard fier.

Il n’est pas homme à se laisser faire,

Quand bien même l’amour serait à prendre…

 

Il sait aimer, mais avec mesure,

Qu’il se donne avec fougue ou lenteur,

Comme le sablier, sa passion ne dure,

Que le temps imparti, puis se meurt.

 

Il s’est construit un édifice,

Pour y atteindre les plus hauts sommets,

Je le regarde ancienne complice,

Et m’interroge sur nos amours défaits.

 

Si je l’avoue, sa constance me rassure,

C’est quelle cache de profondes blessures

Que je ne saurais seule guérir,

A moins qu’il n’en exprime le désir.

 

Si souvent il cède à mes exigences,

Je méprise ces divers abandons,

Ainsi m’ennuierais-je en sa présence,

Si rare et précieuse qu’elle en est prison.

 

Irons-nous au plus loin de nos jeux amoureux ?

Ou en est-ce déjà terminé de nous deux ?

Avons-nous quelque chemin en commun ?

A parcourir encore un peu, main dans la main…

 

 

 

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Lundi 28 avril 2008
Je recommande à tous le HS N°3 de Carnets d'Aventures, intitulé "Le Voyage Ecologique".

N'étant pas encore une adepte du tourisme écolo (et très maladroite à vélo) je souhaite néanmoins m'améliorer!
Dans ce Hors Série, j'ai été particulièrement touchée par l'article de Matthieu Monceaux sur la décroissance. Il y a surement une part utopique dans les vertus de la décroissance, mais on peut au moins essayer d'appliquer certaines règles de bon sens au quotidien.
 Et surtout lutter contre nos désirs matérialistes (moi la première!), oh combien stimulés de tous côtés.

J'aime la question qu'on évite de se poser: "Est-ce que j'ai vraiment besoin de cela?" ou "De quoi ai-je vraiment besoin pour me sentir bien?"

Voici quelques phrases qui m'ont interpellée dans cet article:

"Il faut vivre plus simplement pour que les autres puissent tout simplement vivre" Gandhi

 "La décroissance ne propose pas de vivre moins, mais mieux avec moins de biens et plus de liens" M.Monceaux

Alors que plus on dépense, plus on est obligé de travailler "C'est aussi une forme d'esclavage" M.Monceaux

Une question que je me pose souvent: "Qui je veux être?"
Je ne suis pas une personne finie, mais en devenir, donc je peux m'améliorer.



Par Shaliane - Publié dans : Un monde à préserver - Communauté : Inspirations poétiques
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Dimanche 27 avril 2008

Songes d’enfants

Une fillette, haute de trois pommes à peine,

Haussée sur la pointe de minuscules pieds,

Fait la moue, s’agite, divinement pincée.

Déjà, elle trône sur son royaume, Reine.

 

Son aîné, au savoir borné de jeux d’rôles

N’a cure de mésaventures qui l’indiffèrent.

Il préfère se prélasser entre mages et trolls,

Leur compagnie surpasse celle de ses congénères.

 

Pourtant, à la nuit tombée, les enfants bordés,

Chuchotant entre - eux quelques secrets dissimulés,

A leurs parents comme des trésors, s’enchantent

A une fantaisie magique, subtile, surprenante.

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Samedi 26 avril 2008


 


 

Le petit Paul

 

Le petit Paul  a toujours une parole,

Si douce à la bouche et si tendre à l’oreille.

Quand à ma caresse, son regard s’éveille,

S’y constellent mille étoiles d’or, petit Paul.

 

Souvent il m’appelle, de petits noms affectueux :

« Dis Mamouche, un bisou ou deux, si on sontaient heureux ? »

Alors, il n’est de plus grand bonheur que ses bras,

Mariés à moi, l’espace d’un instant. Mais voilà,

 

Parfois, il est le puits sans fond où s’abîment

De telles pensées que je ne saurais comprendre,

 Oh monde douloureux ! Serait-ce moi qui engendre

Ce malheur en ton cœur, cette tristesse en tes rimes ?

 

Pour survivre, petit Paul, jamais ne te lasse :

Des mélodies infinies glissant avec grâce

Des senteurs exquises savourées au hasard, 

De ta pensée aiguisée aux finesses de ton art.

 

 

 
 

 
 

  
 

  

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : L'âme du poète
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Jeudi 24 avril 2008

  Histoire d’amour

 

Il a effleuré à peine,

Le nœud de velours noir.

Ainsi s’est nouée une chaîne,

Jour après jour, soir après soir.

 

Il a aimé du bout des doigts,

Les lèvres entr’ouvertes à l’émoi,

La douceur du ventre arrondi,

La rondeur du sein alourdi.

 

Puis il s’est plongé tout entier,

Dans un corps à corps merveilleux.

De bonheur, s’est abandonné,

A l’arc de ces bras, heureux.

 

Aussi connut-il le mépris,

De l’absence, la froideur du lit.

La faim qui tenaille celui qui

Brûle de désirs inassouvis.

 

Enfin s’est posé comme l’oiseau,

L’homme apaisé, à mon balcon.

S’est fait un nid de mon manteau,

Puis a souri, l’espace d’une saison.

 

 

 

 

Par Shaliane - Publié dans : Les poemes de Simone - Communauté : L'âme du poète
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Ptits bouquets de poésie

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Mes ptits bouquets de poésie

Je pense, tu penses, on pense

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