Page blanche - Août 2008

Publié le par Shaliane

Désarroi d’écrivain, que ces mots en absence,

Qui ne savent exprimer, quand le noir cède au blanc,

Qu’un savoir incertain, enclin au vide immense,

Impossible à cerner, fuyant puis renaissant.

 

Aux plumes inspirées, s’abreuvant au silence,

Nait l’alexandrin, s’épanchant librement,

De rimes alternées, douze pieds en cadence,

De tercets en quatrains,  va sonner au chaland.

 

Artiste, écrivain, poète du dimanche,

Les voilà tous unis, devant la page blanche,

Ces auteurs démunis, privés de leur matière.

 

Car celui qui écrit, n’est qu’oiseau en partance,

Attisant l’émotion d’une esquisse éphémère,

Il permet à l’esprit une douce espérance.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Les poemes de Simone

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Moun 29/08/2008 10:56

Et le vide, je connais et je comprends le sens de ton poème !

stellamaris 26/08/2008 12:57

Résonance, quand tu nous tiens ... Ce matin même j'ai posté un poème sur le thème de la page blanche !

Et le tien est superbe. Il traduit tellement bien cette impression de vide quand la muse est en panne ...

Comme tu l'as posté dans "Sonnets et beaux vers", je tiens quand même à te signaler quelques petits problèmes de prosodie, qui n'ont pas gâché le plaisir que j'ai à te lire :
* Vers 5 et 7, les mots en "voyelle + e muet + syllabe muette" sont interdits en cours de vers en poésie classique parce que le e muet ne peut pas être élidé
* Vers 6, manque une syllabe
* Vers 9 aussi (le e muet est de "Artiste" est élidé par le "é" de "écrivain"
* Enfin, tu ne respectes pas l'alternance des rimes masculines et fémines dans les tercets

Toute mon amitié, et encore bravo !