Les poemes de Simone

Dimanche 9 août 2009

Face au ressac, immobile et sans voix,

Bercée d’un rythme lent et régulier,

Je ne sais s’il faut me laisser aller,

Au courant qui m’emporte dans ses bras.

 

Alors elle se dérobe sous mes pas,

Infinité en mouvement glacé,

Egrenant quelque éternel sablier,

Dans un glissement de larme et de soie.

 

Autrefois, je m’arrêtai triste et lasse,

En ce lieu incertain, vide et sans âge,

Je recherchai un astre de passage,

Qui m’eût éclairée d’un instant de grâce.

 

Tandis qu’englouti, le passé s’efface,

Je regarde au lointain le doux rivage,

D’un souvenir en sable et coquillage,

Dont la mer enfouit à jamais la trace.

 

 

 

Par Shaliane
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Lundi 27 juillet 2009

Sans visage et sans nom,

Il n’est que sentiment.

A peine une impulsion,

Ou l’intime serment,

De ce que l’âme humaine,

Connaît de plus précieux.

Futile ou incertaine,

Au destin capricieux,

Tour à tour aveuglée,

De multiples éclats,

La voilà fascinée,

Du malheur ici-bas.

Qu’aucune loi n’entrave

Ce joyau, ce soleil,

Ni libre ni esclave,

Le don est sans pareil.

 

Par Shaliane
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Samedi 30 mai 2009

Le temps en sommeil

 

Aux volets mi - clos, perlent les éclats,

D’un soleil miel, promesse sucrée,

Aux doux rayons chauds, effleurant légers,

La terre au ciel, nos coeurs ici-bas.

 

Encore il sommeille, ses traits un peu las,

Le corps au repos, il rêve apaisé,

Qu’un baiser l’éveille ; à peine effleuré,

S’éclaire aussitôt, se niche en ses bras.

 

A ces amoureux, point d’autre douceur,

N’existe à leurs yeux;  songeant au bonheur,

Que le temps efface, leurs appâts déchus,

 

Tombés en disgrâce, tandis que demeure,

L’éternel attrait, des serments tenus,

Comme entrelacés, d’épines et de fleurs.

 

Par Shaliane
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Dimanche 19 avril 2009


Amour,

 

Si le cœur cesse un jour, de m’éveiller sereine,

Ephémère merveille, aux souvenirs divins.

D’avoir aimé d’amour, et uni dans la peine,

Deux âmes, deux soleils, jusqu’aux petits matins.

 

Heureux d’avoir vécu, ainsi chaque seconde,

Humé, senti, tenu, nos corps en harmonie,

D’avoir senti nos chairs, passionnément fécondes,

D’être devenue mère, d’avoir donné la vie.

 

Le partage en nos pas, toute une vie durant,

S’écartant des chemins, tout tracés de nos pères,

Leurs fallacieux appâts, autant de vers luisants,

Croisant main dans la main, de nouveaux univers.

 

Et laisser sans regrets, les pierres aux vivants,

Fleurir jour après jour, ta mémoire en images,

Ecrite sans détours, en poème, en roman,

Quand demeure scellé, l’anneau du mariage.

Par Shaliane
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Mardi 14 avril 2009

Curieuse est l’amitié, qui unit en silence,

Deux êtres dissonants. Aux audacieux instincts,

Par hasard associés, de simples circonstances,

Suffisent en un instant, pour sceller deux destins.

 

 

Cet autre qui conseille, ou subit sans broncher,

La colère ou l’émoi, toute une vie durant,

Ou  fait la sourde oreille, aux pleurs exagérés,

Se lasse aussi parfois, d’être le confident.

 

Se voit ragaillardi, quand approche l’épreuve,

Qui renforce les liens, unit les souvenirs.

Se présente l’ami, quand la douleur trop vive,

Inattendue survient, puis s’efface en soupirs.

 

Les voyageurs chanceux écartent sans ciller,

Corsaires de tous bords, tempêtes imprévues,

 Quand d’autres silencieux restent les passagers,

Des amitiés trésors puis à jamais perdues.

Par Shaliane
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Jeudi 12 février 2009

Au détour du chemin, revenant de l’école,

Ivre de liberté, d’avoir six sous en poche,

D’y faire tinter sa clé, se sentir l’âme folle,

De franchir un ravin, de trois sauts de galoche.

 

Le regard de l’enfant, dans lequel  se reflète

Un monde imaginaire, nous est inaccessible.

Ses rêves incessants, notre nature inquiète,

Dissonent de concert, d’un accord impossible.

 

La neige déposée, s’est vue tout embellir.

Dans les yeux de chacun, ému à sa manière,

Le ruban oublié, de quelque souvenir,

Les bougies qu’on éteint, le parfum d’une mère.

 

Faites que rien n’altère ces saveurs sans pareilles,

Quand le lacet se noue, délivrant nos mémoires,

D’une image éphémère, alors tu t’émerveilles,

D’un sentiment si doux, qu’il porte nos espoirs.

 


Par Shaliane
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Mardi 3 février 2009


La Nuit
de Noël

 

Quand à la nuit tombée, s’allument les lucioles,

De la ville apprêtée, en habits de Noël,

Et flocons répandus, que brillent les babioles,

Aux arbres suspendues, vois-tu, irréelle,

 

La brume qui descend, sur la ville assoupie ?

Quand les rêves d’enfant, qui nichent aux chaussons,

S’éveillent au matin, que dure la magie,

Accrochée au sapin, en boules et glaçons.

 

Serons-nous devenus, par delà les années,

Et les cœurs endurcis, d’insensibles parents ?

Dans nos yeux éblouis, en nos âmes enchantées,

Que nous restions émus, que nous restions enfants.

Par Shaliane
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Mardi 30 décembre 2008
A Jean -Jacques Thévenin, enseignant exceptionnel



La couleur de la mort

 

La teinte évanouie,

De ses traits autrefois,

Charmeurs et réjouis,

Décolorés bleu-gris.

 

Le rose de ses joues,

A présent disparu,

Son regard pâle et doux,

Offerts à notre vue.

 

Il n’est d’autre évidence,

A nos cœurs désolés,

Que le triste silence,

De nos corps épuisés.

 

Mais lui, sourit encore,

Impétueux vainqueur,

Piétinant la mort,

Sans la moindre rancœur.

 

Le geste et la posture,

Gravés en nos mémoires,

Au fur et à mesure,

En kimonos blancs et hakamas noirs.

 

Par Shaliane
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Dimanche 16 novembre 2008

Soudain, elle retentit, et m’oppresse un instant.

La conscience endormie, embrumée d’un sommeil,

Qui retient prisonnier ; j’ai le cœur palpitant,

De ce rôle à jouer, idéal sans pareil.

 

 

Cet appel que j’attends, réveille mes instincts,

D’un clairon rugissant, comme le son du devoir.

Quel désir ambigu anime mes desseins ?

Autrefois abattu, il se nourrit d’espoir,

 

 

Ecrivant son destin, de sang et de courage.

Quand sonne le tocsin, se gonfle la bannière,

De rares exaltés, ne supportant l’outrage,

Des hommes égarés, que la mort indiffère.

 

 

Quelle chevalerie peut exister encore ?

Quand luttent sans merci, les sombres charognards,

S’éveillent les héros, que le pouvoir ignore,

Que se lèvent bien haut, Couleurs et étendards.

Par Shaliane
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Mardi 11 novembre 2008


La pluie

 

La pluie a obscurci, les cours et les jardins.

D’un épais voile gris, a recouvert les lieux,

Sur les pavés mouillés, grisaillant les chemins,

Des pastels délavés, décolorant les cieux.

 

Quand l’âme au diapason, de la nature en pleurs,

S’accorde à la saison, par trop mélancolique,

Les arbres dévêtus, et leurs filles les fleurs

Ont cet air abattu, le regard nostalgique.

 

Ainsi vont les passants, l’œil triste et sans éclat,

Marchent indifférents, se croisent sans un mot.

Aveugles et  absents, avançant à grands pas,

Ils sont seuls et pourtant, emportés par le flot.

 

Ils sont comme la pluie, sans âme et sans courage,

Ils errent dans la nuit, à tâtons, sans navire,

Piétinant leurs aînés, effaçant le passage,

Des aïeux oubliés, sans regret ni désir.

Par Shaliane
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Ptits bouquets de poésie

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