SPV

Dimanche 18 mai 2008

TS

Le vent terrible emporte tout sur son passage,

Mensonges, trahisons et rancoeurs sans âge,

Tout est balayé en un instant, oublié

Agrippée à mon arbre, à demi-ployé,

 

Je résiste encore, le dos courbé, nouée

Par mes souvenirs, mes passions déchaînées.

L’orage gronde, je le sens qui arrive,

En mon âme profonde, je tremble, ivre

 

Des peurs englouties, qui refond surface

Je palpite, je transpire, cède la place,

Aux viles  terreurs qui contrôlent l’esprit,

Je lâche prise, enfin, et me noie dans l’oubli.

 

Dans ma nébuleuse, j’aperçois les lueurs

D’un éveil confus et renaissant. Salvateur.

Incrédule, on me manipule tout en douceur,

Je  m’abandonne aux mains de mes bienfaiteurs.

Par Shaliane
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Vendredi 11 avril 2008
1 et 2 et 3 et 4,

Encore ce corps, allongé,
Sans vie. Visage altéré.
Se battre.

5 et 6 et 7 et 8,
Pourquoi cette fuite,
Ce refus de poursuivre?
Vivre.

12 et 13 et 14 et 15,
Souviens-toi des êtres aimés,
reprends le cours des choses,
Abandonnées.

18 et 19 et 20,
Nos efforts seront-ils vains?
Je fixe cet être sans regard,
Y croire.

28, 29 et 30,
Insuffle! Souffle la vie,
Sors de cette mort latente,
Accepte encore un sursis.
Par Shaliane
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Vendredi 11 avril 2008
Trois cent soixante infimes secondes,

Pour quitter l'habit de M'sieur tout l'monde,
Refermer la porte de sa vie commune,
Faire crisser ses pneus sur le bitume...

Acquitter, le coeur à cent à l'heure.
Lentes minutes incertaines...
La porte s'ouvre à la volée,
Tu seras BAT, toi BAL, toi conducteur.

Enfiler sa tenue corps à corps,
Avec celui qui sauvera ta vie,
Ton pote, ton frère, peut-être ton ennemi...
Mais en cet instant précis, ignore

Les vieilles querelles sempiternelles.
Au son du deux tons, les regards se croisent,
Graves, rieurs, fougueux, presqu'iréels...

Empreints du même idéal, passionnés,
Rêves héroïques ou narcissiques,
Tout ce pourquoi nous sommes pompiers.



Par Shaliane
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Vendredi 11 avril 2008
Approche, regarde - les monter aux cieux,
Entend - les siffler ton nom à l'unisson.
Respire leurs senteurs acres au goût de charbon,
Entre à présent : elles sont maîtresses de lieux.

Embrasse d'un regard le brasier qui s'étend.
Ebloui, tu n'y verras bientôt plus guère,
Que les vestiges embrasés et chancelants,
D'un passé éphémère, cendres et poussières.

Ecrase - la, sournoise, elle gronde puis tournoie,
Rampe entre les poutres, se vautre et se répand.
Affronte la flamme qui se tord et rougeoie,
Haletante, elle t''effleure de son souffle brûlant.

Par étincelles, elle te provoque et s'élance,
D'un flamenco endiablé, elle claque du pied.
Aux planchers, par paliers, la belle avance.
Lancinante, dévorante, flamme affamée.

Dans une lassitude extrême, la combattante,
Exsangue, est prête à rendre son dernier soupir.
Puis dans un lent frémissement, entend gémir,
Les derniers crépitements de ses pas mourants.









Par Shaliane
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Ptits bouquets de poésie

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