Coupe d'hortensias et de renoncules
Petits
bouquets de poésie
Coupe d'hortensias et de renoncules
Commande d'une table dans le style victorien (pour l'Angleterre)
RICTUS
A l’œil inconnu,
Le visage obtus.
Scrute le novice,
La surface lisse.
A l’œil aguerri,
Un certain mépris,
L’air parfois enjoué,
Du désenchanté.
Quel est cet œil sombre,
Où ta lumière vit,
Un reflet sans ombre ?
Triste est le bonheur,
Quand la bouche rit,
Mais le regard pleure.
Quel est ce rêve en clair-obscur,
Que je vois poindre à l’horizon ?
A t‘il la douceur de l’azur,
Ou la noirceur de ma raison ?
Si par hasard, je l’aperçois,
Et tente alors de m’en saisir,
Il s’échappe d’entre mes doigts,
Ne laissant que l’amer désir.
N’est – il pas le mal nécessaire,
Qui précède à la création ?
L’éclat, l’étincelle éphémère,
L’insaisissable perfection ?
La foi, l’espoir inaltérables,
Que chaque jour renouvelé,
Voit nos croyances immuables,
Mourir et renaître magnifiées.
L'Atelier a pris vie depuis maintenant trois semaines et les visiteurs se succèdent grâce au bouche à oreille et à la curiosité!


Les premiers bouquets de l'atelier fleurissent chaque jour...
Depuis le 1er Mai, l'Atelier des P'tits Bouquets - fleurs séchées, objets chinés et meubles peints - a ouvert ses portes...
Bienvenue à l'Atelier, 1 rue du chat qui dort à Beaugency (45190), près du Théâtre du Puits Manu:
La tempête
Gronde au lointain, tandis qu’avance doucement,
Le navire dont la vigie repose endormie.
Il va tranquille, glissant sans récif apparent,
Sur la surface lisse des amours acquis.
Il aime, inconscient du tumulte grandissant,
Au gré du courant, qui l’emporte sans un bruit.
Il goûte au plaisir heureux d’un doux clapotis,
Qui le berce et l’endort, comme l’enfant insouciant.
L’ombre sur son visage, à présent apparaît.
Tandis que le mien, illuminé comme jamais,
Brille d’un éclat que rien ne saurait ternir,
Ebranlant sa foi d’un aveu empoisonné,
D’une telle douleur qu’il ne puisse contenir,
Que demeure l’espoir en l’union retrouvée.
A Franck
Ils sont côte à côte assemblés,
Et l’éternité nous sépare,
Je les vois unis et brisés,
Et mon regard sur eux s’égare.
Sur nos passés sans lendemains,
Quand regards et sourires complices,
Vivaient d’avenirs incertains,
Bâtis de fragiles édifices.
Je revois le palais des noces,
A présent, grave et endeuillé,
Par une mort bien trop précoce.
Où nous n’existons plus, amères,
Où nos cœurs arides et blasés,
Ne souriront plus de concert.
Essentiel
L’hiver rend aux choses premières,
La valeur qu’on avait oubliée.
Les seuls besoins élémentaires,
S’évaluant au manque qui les crée.
Que la couche au repos soit chauffée,
Et rende nos nuits plus douillettes,
Que coule l’eau en nos gobelets,
Et toujours pleine soit l’assiette.
Que les poumons emplis de bon air,
Tout un chacun regaillardissent.
Egayées par le vent de l’hiver,
Que les joues rougies resplendissent.
Que chaque joie au quotidien,
Chaque jour de travail accompli,
Tissent la multitude des liens,
Qui nous enchaînent à nos vies.
Adieu, humeur inconsistante,
Partageons le mal comme le bien,
Que mon toit réchauffe les mains,
Crevassées comme une terre mourante.
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Je pense, tu penses, on pense